Vivre au séminaire, école d’Évangile, veut dire vivre à la suite du Christ comme les Apôtres, se laisser initier par lui au service du Père et des hommes, sous la conduite de l’Esprit-Saint, et se laisser configurer au Christ Bon Pasteur pour un meilleur service sacerdotal dans l’Église et dans le monde.

Se former au sacerdoce signifie s’entraîner à donner une réponse personnelle à la question fondamentale du Christ : « M’aimes-tu ? » La réponse, pour le futur prêtre, ne peut être que le don total de sa vie.

Jean-Paul II - Je vous donnerai des pasteurs (Pastores dabo vobis) § 42

jeudi 20 décembre 2007

J'ai beaucoup aimé ce livre


"J'ai beaucoup aimé ce livre". Ce sont les premiers mots du Père Bernard Fixes après avoir avalé cette autobiographie du Père Jean-Miguel Garrigues, Dominicain, et également professeur de théologie dogmatique au séminaire St Joseph de Bordeaux.

Pour ceux qui manquent d'idées pour un bon cadeau de Noël... Laissez-vous tenter. Ca se lit d'une traite !

Par des sentiers resserrés (autobiographie), itinéraire d'un religieux en des temps incertains
Jean-Miguel Garrigues
Année : 2007
Editeur : Presses de la Renaissance
ISBN : 2750903505

mercredi 19 décembre 2007

Joyeux Noël et Sainte Année 2008 à tous nos amis, lecteurs et bienfaiteurs


Dans le mystère de la Nativité,
celui qui par nature est invisible
se rend visible à nos yeux

2e Préface de la Nativité

Premiers départs avant les vacances de Noël : stages et insertions


Le séminaire s'est vidé en ces jours qui précèdent Noël. Les séminaristes sont ou bien en paroisse en ce qui concerne les 4° et 5° année ; pour ce qui est des 1° et 2° année, ils sont en stage dit "caritatif" :

« Le prêtre est l'homme de la charité; il est appelé à apprendre aux autres à imiter le Christ et à vivre le commandement nouveau de l'amour fraternel (cf. Jn 15, 12). Cela exige que lui-même se laisse continuellement éduquer par l'Esprit Saint à la charité du Christ. En ce sens, la préparation au sacerdoce implique nécessairement une solide formation à la charité, en particulier à l'amour préférentiel pour les «pauvres», dans lesquels la foi découvre la présence de Jésus (cf. Mt 25, 40), et à l'amour miséricordieux pour les pécheurs. »

Jean Paul II, in Pastores dabo vobis.n° 49.

Seuls sont au séminaire les 3° année qui suivent une session de théologie spirituelle sur la spiritualité du prêtre diocésain, la prière des psaumes, l'école Française de Spiritualité, avec le Père Bernard Laflavandrie du diocèse de Limoges

mercredi 12 décembre 2007

Au revoir Rosie





Rosie, bien connue du séminaire et des séminaristes, après des années de bons et loyaux services au Centre saint Louis Beaulieu, fête son départ à la retraite en présence du personnel du Centre Louis Beaulieu et de la communauté du Séminaire

lundi 10 décembre 2007

Une bonne action, Un bon bridge, un dîner sympathique !



VIII° Tournoi de Bridge suivi d'un dîner
Au profit de l'oeuvre des Séminaires
Tournoi homologué FFB

Organisé par le Secteur Pastoral de Bordeaux-Centre
Cathédrale - Notre Dame - Saint Louis)

Le dimanche 6 janvier 2008 à 15 h 30 précises
Possibilité de rejoindre à 19 h 45 pour dîner
à
Hôtel Mercure Château Chartrons, 81 Cours Saint Louis ( Parking gratuit sur place )
http://www.accorhotels.com/accorhotels/fichehotel/fr/mer/1810/fiche_hotel.shtml

S'inscrire AVANT le 20 décembre 2007
auprès de
Madame Catherine de BARILLON, 14 Place des Quinconces, 33000 BORDEAUX

Si vous ne pouvez pas venir, vous pouvez adresser vos dons (à l'ordre de : Association Diocésaine de Bordeaux )
au trésorier : Antoine GUILHAMON, 48 rue Ferrère, 33000 BORDEAUX (Tél: 05 56 44 62 83)

Le site du secteur pastoral Bordeaux centre :
http://cadalo-centre-bordeaux.cef.fr/

dimanche 9 décembre 2007

Ordination diaconale de Florian Marchand





















Merci à M. Gravel de Poitiers pour les photos.

Présentation de Florian MARCHAND
à l’ordination diaconale le 9 décembre 2007 à Barbezieux


Florian Marchand a 26 ans ; il est originaire de Chazelles, à l’est du département de la Charente, où habitent aujourd’hui ses parents. C’est dans la communauté chrétienne de Chazelles que Florian a trouvé ses raisons de devenir et de rester Chrétien. Très jeune, il a été marqué par la communion dans la communauté paroissiale et par la confiance qui lui a été faite quand on lui a confié la charge d’être sacristain à l’âge de 9 ans, puis organiste à l’âge de 15 ans. C’est au cœur de cette communauté que la question du sacerdoce est comme naturellement née, en lien avec l’eucharistie qui a eu depuis toujours, je dirais, une très grande place dans sa vie. Ses parents recevaient aussi assez régulièrement des prêtres à la maison. Dans son cœur d’enfant, le prêtre n’était pas considéré comme un extra terrestre, mais comme un homme faisant partie de la société humaine, au même titre que l’instituteur ou que le maire. Florian a passé un bac scientifique et deux années de prépa au lycée Guez de Balzac à Angoulême ; c’est à cette époque qu’il décide de participer quotidiennement à l’eucharistie en demandant la grâce au Seigneur de l’éclairer sur son projet de vie et sur sa vocation. Que doit-il faire ? Quelle décision doit-il prendre ? C’est à cette époque que vous l’avez rencontré Mgr, pour l’aider dans son discernement : vous le connaissiez déjà pour lui avoir conféré le sacrement de la confirmation quelques années plus tôt, et c’est en Septembre 2001 que vous l’avez envoyé au séminaire de Bordeaux pour effectuer un premier cycle de discernement et d’études.

Après ce premier temps, Florian a vécu une période d’une année de stage au service des personnes handicapées de l’Arche de Jean Vanier à la communauté de la Merci à Courbillac en Charente. Cette année a été décisive pour Florian, année de découverte, année de service, année de maturation humaine et spirituelle, année où il découvre ce que la responsabilité et la charge du service des autres peut avoir à la fois de lourd, de sérieux et de passionnant. Année où il éprouve aussi la difficulté d’unir l’action et la contemplation, le service des autres et le service du Christ. Année décisive où il découvre le Christ présent dans les plus petits, eux-mêmes porteurs de capacités inattendues pour la rencontre avec le Seigneur. Il est marqué par la vérité dans les relations avec les personnes handicapées avec lesquelles on ne peut tricher, et où le pardon a une très grande place.

En Septembre 2004, Florian reprend sa formation théologique et pastorale en 2° cycle au séminaire St Joseph de Bordeaux, et depuis presque trois ans, il est rattaché au secteur pastoral de Barbezieux, où il s’initie au ministère pastoral du prêtre, au sein de l’équipe des prêtres et sous la responsabilité du Père Plantevigne. Il découvre progressivement et de façon réaliste, le visage du presbyterium de ce diocèse, cette terre et ses habitants. C’est ici qu’il prend déjà sa part dans la mission de l’Eglise, notamment par l’accompagnement des louveteaux, des servants d’autel, d’un groupe de 6°, d’un groupe de 3°, d’un groupe de 2nde en aumônerie, d’un groupe de deuil, etc, sans compter les activités d’été avec les camps ou le pèlerinage de l’Hospitalité. Des fidèles laïcs l’entourent et l’aident à se situer dans la mission de l’Eglise par le biais de l’équipe d’accompagnement.

La formation de Florian n’est pas terminée, puisqu’il doit achever sa formation initiale cette année tant à Bordeaux qu’à Toulouse et notamment passer son baccalauréat de théologie en lien avec l’institut catholique de Toulouse. Le conseil des Pères du séminaire St Joseph de Bordeaux a consulté les personnes qui connaissent Florian et ceux à qui il revient d’en juger, ont donné leur avis, aussi, j’atteste qu’il a été jugé digne d’être ordonné diacre en vue du ministère presbytéral.

samedi 8 décembre 2007

Solennité de l'Immaculée Conception au séminaire et admission parmi les candidats au ministère





Homélie de Mgr Jacques Blaquard, évêque auxilaire de Bordeaux.

Admission Sébastien LESCA et Jean-Marie PARRAT


 Joie ce soir au Séminaire de Bordeaux !

 Joie pour nous tous, familles et amis des deux candidats, Sébastien et Jean-Marie, de vivre avec eux cette célébration d’admission !

 Joie, parce que ce jour résonne comme une promesse pour l’avenir de l’Eglise avec ce premier engagement de vous donner à Dieu comme « candidats au sacrement de l’ordre. »

 Cette joie, nous la partageons avec vos deux diocèses : de Luçon, où Jean-Marie est incardiné, tout en étant séminariste de la communauté de l’Emmanuel, et de Bordeaux, où est incardiné Sébastien.

 La joie de ce jour s’enrichit du temps liturgique de l’Avent qui résonne lui-même chaque année comme une promesse de l’action de Dieu dans notre humanité,
et de la solennité de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie qui, comme dit le Concile, « brille devant le Peuple de Dieu en marche comme un signe d’espérance certaine et de consolation. »


1°/ Plus la joie est profonde, plus elle est vraie !
Et cette profondeur, ce fondement de l’engagement de Jean-Marie et de Sébastien, je voudrais le rappeler avec la deuxième lecture, tirée du chapitre 1er de la lettre de St Paul aux chrétiens d’Ephèse.

 Si vous avez été choisis, ce n’est pas d’abord pour devenir prêtres un jour, c’est pour que vous soyez saints !

« Le Christ nous a choisis pour que nous soyons saints. »

Demander : « Veux-tu recevoir le Baptême ? » signifie demander en même temps : « Veux-tu devenir Saint ? ». Et Jean-Paul II ajoutait qu’il y là une « radicalité ». On pourrait ajouter « incontournable ».

 Aujourd’hui, si vous êtes admis comme candidats au sacerdoce, c’est d’abord parce que vous êtes des baptisés. Ne l’oubliez jamais ! Et contemplez, gardez toujours à l’esprit la Sainteté de Jésus, qui, « de riche qu’il était, s’est fait pauvre », serviteur crucifié !

 « Venez à ma suite, et je ferai de vous des pêcheurs d’homme. »

Etre apôtre n’est possible qu’en marchant résolument à la suite du maître, dans le renoncement total de soi-même, par amour pour Lui.

 Pour cela, vivez quotidiennement avec Lui :

Apprenez à ne faire qu’un avec Lui, dans un compagnonnage de tous les instants, où humblement, pauvrement, vous accepterez de vous laisser guider « là où vous ne voulez pas aller » spontanément, avec une confiance totale en ceux qui sont chargés de vous guider, des pères pour votre formation, vos évêques et des prêtres, leurs collaborateurs. Aimez d’avance les frères que vous voulez rejoindre dans le Sacerdoce !

Soyez confiants ! Prenez pour modèle l’obéissance de Marie, sa confiance, sa prière constante.

2°/ Saint Paul nous dit encore que « Dieu nous a, d’avance, destinés à devenir son Peuple »
Et que la première qualité qui est demandée à un prêtre avec son attachement au Christ, c’est sa relation pastorale, c’est l’amour pour les autres, à l’exemple du Christ pasteur, pris de pitié devant les foules sans berger, remué aux entrailles par la détresse du lépreux ou la veuve de Naim.

Cultivez dès maintenant cet amour du Peuple de Dieu, qui dépasse largement les frontières de l’Eglise institutionnelle pour s’étendre à toute la famille humaine. C’est toute l’humanité, la multitude, qui est dans le cœur de Dieu.

Cultivez cet amour, notamment auprès des plus pauvres, des plus malheureux, en ayant le souci de les atteindre dans leurs soucis propres et leur culture.

Surtout, ne vous situez pas dans l’Eglise comme dans une forteresse, contre le monde, mais, comme dit le Concile, « les joies et les espoirs des hommes de ce temps, des pauvres surtout, sont aussi les joies et les espoirs des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. »… comme dans le cœur de Jésus.

Pour cela, cultivez-vous, soyez ouverts à tous, formez-vous humainement !


3°/ Dans quelques instants, je vais vous poser deux questions :
 La première est celle-ci : « Voulez-vous poursuivre votre formation pour acquérir la compétence nécessaire ? »

Vous le découvrez chaque jour : la Bonne Volonté ne suffit pas. Saisissez la chance qui vous est donnée de travailler intellectuellement ici. Donnez-vous à fond ! Pour « approfondir votre vocation en vous servant des moyens que vos responsables vous fourniront. »

Par l’étude, liée à la prière, cherchez le Christ et ce qu’il attend de vous !

 La deuxième question précise : « Voulez-vous développer une ferme disposition à servir le Christ et son corps qui est l’Eglise ? »

 A l’exemple du Christ lui-même, à l’exemple de l’Immaculée, vous êtes appelés à dire Oui !

Mais un Oui qui demande des renoncements, un chemin de dépossession de soi.

Il s’agit, dans une lutte constante avec soi-même, de se laisser façonner par Dieu et par d’autres, comme l’argile dans la main du potier.

Il s’agit au fond de déposer les armes, pour écouter en profondeur ce que Dieu attend de vous et qu’il vous manifeste par les autres bien souvent.

 L’admission produira du fruit si vous êtes complètement donnés… à ce que Dieu veut pour vous, et qui demande une grande disponibilité intérieure et extérieure.

Et c’est cette disponibilité, cette dépossession, ce Oui l’exemple de Marie, que je vous invite à cultiver vous-même !

Que, devant l’imprévu, l’inattendu de Dieu,
devant ses appels qui peuvent vous bousculer, qui vous bousculent,
vous répondiez du plus profond de vous-même, avec une confiance éperdue :

« Seigneur, je suis un pauvre serviteur.
Que tout se passe pour moi selon ta Parole ! »

Monseigneur Jacques BLAQUART
Evêque auxiliaire de Bordeaux




Mot de remerciement pour les admissions 2007

Au terme de cette eucharistie, je voudrais prendre la parole au nom de toute la communauté du séminaire saint Joseph, pour adresser des remerciements, un peu longs, je préfère le dire au début !

Tout d’abord, un grand merci à vous, Monseigneur Blaquart, d’avoir bien voulu venir présider cette solennité de la veille de l’Immaculée Conception et célébrer l’admission de Jean-Marie et Sébastien. Merci au Père Jacques Rideau, administrateur diocésain du diocèse de Luçon pour sa présence qui nous touche particulièrement en cette période où votre diocèse est en attente d’un nouvel évêque et où vous portez le poids de la conduite du Peuple de Dieu ; soyez sure que notre prière vous accompagne.

Je voudrais remercier les Parents et familles des séminaristes, qui consentez parfois à un projet inattendu pour votre fils, votre frère, votre petit fils. Merci de votre présence et merci du don que vous faites à l’Eglise.

Je voudrais remercier tous les formateurs, et ils sont nombreux. Je pense tout d’abord aux professeurs, et c’est vrai que c’est vous qui semaine après semaine, prenez beaucoup de temps et dépensez beaucoup d’énergie pour initier les séminaristes aux diverses disciplines bibliques, spirituelles, philosophiques, théologiques, historiques et à toutes les autres matières enseignées au séminaire. Merci pour la qualité de vos cours et le partage de votre science, pour la formation des intelligences du clergé de demain.

Parmi les formateurs, je ne voudrais pas oublier les prêtres et les curés qui accueillent régulièrement les séminaristes, et qui par leur témoignage et leur parole, par leur écoute aussi, initient progressivement les séminaristes au ministère pastoral. A leur côté, et en lien avec l’équipe des Pères du séminaire, il y a aussi tous les fidèles laïcs engagés dans la mission de l’Eglise et qui, eux aussi, prennent leur part dans cette initiation, par le biais des activités apostoliques, des équipes d’accompagnement, l’accueil lors des stages caritatifs ou des week-ends pastoraux.

Je voudrais, à un titre spécial, remercier tous ceux qui prennent leur part dans la formation des futurs prêtres, à commencer par ceux qui nous servent quotidiennement ; le personnel et la directrice du centre Louis Beaulieu ; je pense aussi à tous ceux qui donnent financièrement pour que notre institution puisse donner une formation de qualité, je pense à ceux qui organisent des lotos, des ventes, des bridges et autres propositions, pour trouver les financements indispensables. Ce soir, je voudrais remercier particulièrement ceux qui ont soutenu le projet de réfection des cloches et du clocher. Certes, il y a eu quelques dérangements et les réglages des sonneries ont parfois suscité quelques agacements, mais, plusieurs personnes du quartier m’ont témoigné de leur joie d’être en communion de prière avec le séminaire.

Notre chapelle est bien remplie ce soir, et pourtant tous n’ont pu venir et beaucoup m’ont assuré de leur communion avec nous tous. Je pense à Jean-Vivien qui m’a appelé longuement hier soir de Lima au Pérou pour nous dire sa grande communion de pensée et de prière. Je pense aux communautés religieuses et aux fidèles, qui jour après jour, portent les séminaristes et leurs formateurs dans la prière et dans l’offrande de leur vie, et qui prient pour que d’autres jeunes n’aient pas peur de mettre leur pas dans ceux du Christ. Le Seigneur appelle et des jeunes répondent à son appel, nous en sommes témoins ici. Nous croyons que le sacerdoce n’est pas une vocation dépassée, mais qu’au contraire, on peut pleinement accomplir sa vie en devenant prêtre diocésain. Nous croyons que les prêtres sont indispensables à la vie de l’Eglise, qu’il ne peut y avoir d’Eglise sans prêtre et que le sacerdoce n’est pas une concurrence à l’engagement des fidèles laïcs dans l’Eglise et la société. L’un appelle l’autre. Les uns ont besoin des autres.

N’hésitez pas à prendre en sortant, le dernier numéro des échos du séminaire sorti hier de nos presses. N’hésitez pas à diffuser ce numéro autour de vous ; c’est un petit moyen simple pour contribuer à la pastorale des vocations. Il donne aussi quelques dates de RDV en dernière page. Selon l’expression traditionnelle de ce jour, ce numéro n’a pas de prix, mais il a un coût, vous pourrez donc aussi laisser votre obole dans les corbeilles prévues à cet effet et prendre une petite image souvenir pour continuer à prier en communion avec nous.

Ne partez pas tout de suite, mais prenons le temps de nous retrouver en sortant à gauche dans le grand réfectoire, pour l’apéritif dînatoire préparé par les séminaristes et le personnel de la cuisine du Centre St Louis Beaulieu.

P. Pierre DEPRECQ

Ecoute, mon Fils



Ecoute, mon fils, les préceptes du maître et tends l’oreille de ton cœur. Ces premiers mots de la règle de Saint Benoît sont comme le fil conducteur de ces premiers mois au séminaire St Joseph de Bordeaux. Après une année à l’école de la Petite Thérèse, c’est St Benoît en effet, qui guide notre marche à la suite du Christ pour chercher sa volonté sur nos vies et chercher à nous y conformer, que nous soyons déjà prêtres ou en discernement et en formation vers le ministère presbytéral diocésain. Ce numéro des échos du séminaire, par la diversité de ses contributions, montre tous ces lieux et moments où nous cherchons à écouter les préceptes du maître, et ces lieux sont nombreux et divers.

Alors que dans nos diocèses respectifs, un travail de réflexion et de prière est fait autour de la question cruciale de la catéchèse en notre temps, nous nous sentons en communion avec beaucoup, au cœur même de ce qui fait l’originalité de notre communauté : le mot catéchèse ne signifie-t-il pas écho, résonnance ? N’est-il pas le propre du Pasteur et du missionnaire d’annoncer la Parole de Dieu, à temps et à contre temps ? Avant de l’annoncer, cette Parole, nous voulons l’accueillir, nous laisser façonner par elle, goûter en elle l’écho du cœur de notre Dieu pour ce monde de notre temps, et pour chacun d’entre-nous. Nous voulons l’écouter et l’accueillir avec ce que la Tradition de l’Eglise nous offre de meilleur : l’école des saints, nos aînés dans la foi.

En lisant ces échos, je vous invite à porter chacun des séminaristes et des formateurs dans votre prière. Merci à tous ceux qui nous soutiennent, d’une façon ou d’une autre, tout en sachant que le meilleur soutien est celui de la communion dans l’accueil du projet de Dieu sur chacune de nos vies. Bonne lecture

Abbé Pierre DEPRECQ, recteur du séminaire

Un séminariste en Tanzanie


« Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père » Gn 12, 2
Comme cela avait été évoqué avant les grandes vacances dans le précédent numéro des Echos du Séminaire, je me suis envolé cet été pour cinq semaines en Tanzanie. Accueilli par les Religieuses de l’Assomption, j’ai pu y faire de nombreuses découvertes, aussi enrichissantes que dépaysantes. Grâces aux sœurs, j’ai pu faire l’expérience de vivre au sein du noviciat, dans un petit village proche du Kilimandjaro, au milieu des bananiers, des caféiers et des avocatiers. J’ai pu découvrir les coutumes locales, le rythme de vie beaucoup plus tranquille qu’en Europe, j’ai pu rencontrer quelques prêtres et expérimenter que les liturgies sont animées par des musiques rythmées et entraînantes qui donnent envie de danser…

J’ai également eu l’opportunité de me rendre dans une autre communauté des sœurs, plus au Sud du pays, dans une région beaucoup plus sèche et donc beaucoup plus pauvre, dans laquelle les habitants ont faim pendant la mauvaise saison. Les sœurs y tiennent un dispensaire notamment pour soigner les nombreux malades atteints du Sida, ainsi que pour vacciner les bébés. Leur vitalité et leur foi ne sont soutenues que par leur prière et celle de toute l’Eglise.
Je rends grâce pour ce séjour inoubliable qui m’a permis de vivre pendant un mois dans une partie du monde bien différente de la nôtre, mais où les Chrétiens y chantent et prient le Seigneur en attendant Son Retour !

Alban, 4ème année, diocèse de Bordeaux

« Abram partit, comme lui avait dit le Seigneur » Gn 12, 4

Retour sur les grandes vacances



« Il chôma, après tout l'ouvrage qu'il avait fait » Gn 2, 2

Si vacances rime avec confiance et espérance c’est bien pour montrer que celles-ci sont nécessaires à notre équilibre et à notre formation. Cependant au séminaire, le temps de vacances n’est pas toujours un temps de repos, même si celui-ci est très bénéfique pour vivre en communauté une année studieuse et fructueuse. Les vacances sont aussi et surtout un complément de formation - c’est le temps des camps de jeunes, des pèlerinages, de l’ouverture sur le monde. C’est aussi le temps d’insertion en paroisse et/ou des stages de formation comme le BAFA, nécessaire à l’encadrement des camps de jeunes. Le temps en paroisse permet de mieux comprendre la réalité de l’Eglise et du peuple de Dieu. Ainsi nous apprenons à mieux l’aimer. Les vacances sont aussi un temps privilégié pour retrouver famille et amis. Enfin, les vacances, c’est le temps de l’aménagement pour les nouveaux séminaristes, des départs pour ceux qui ont été ordonnés diacres, et de la séparation pour ceux qui choisissent un autre chemin de sanctification ; que le Seigneur les bénisse et leur donne force et courage. Les vacances sont aussi un temps de repos spirituel, temps de silence, de retraite qui confirme le désir constant de nous attacher au Christ d’une manière de plus en plus parfaite dans un « oui » toujours nouveau. Avec ceux qui ont eu la chance d’aller prier pour le séminaire et les vocations auprès du saint curé d’Ars, que celui-ci intercède pour nous afin que nous ayons la grâce d’être, à sa suite, des saints prêtres, et qu’il y ait pour nos diocèses de nombreuses et saintes vocations.

In Christo per Mariam

François, 5° année, diocèse d’Angoulême

Pèlerinage itinérant en Toscane 


« Vous serez mon peuple et moi, je serai votre Dieu » Jr 30, 23

Pendant les deux mois d'été, un séminariste consacre la moitié de ce temps sous diverses formes d’apostolat et de rencontres. Aussi, ce peut être un temps de formation comme l’obtention du brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur appelé plus communément le BAFA. Et c’est ce que j’ai fait ces mois passées en associant ma formation de "stagiaire en animation" et ma présence "d’apprenti prêtre ".

C'est donc avec une trentaine de lycéens des aumôneries du diocèse de Périgueux et Sarlat que nous sommes partis marcher en Toscane. D'un point de vue culturel, ce fut la découverte d'une splendide région pourvue de cités médiévales et d'abbayes de toute beauté. Sur un plan religieux, nous nous sommes laissés interpeller par les figures de sainteté que sont St Catherine de Sienne et St François d'Assise.

Ma première surprise, et elles furent nombreuses, c’est de voir la motivation ce ces jeunes, ou, disons plutôt, leur serviabilité. Ils ont tout de suite fait preuve d’intérêt pour que le camp se passe dans d'excellentes conditions. Nous avions formé 5 équipes avec à la tête de chaque groupe un animateur. Je souligne, par cette vie d’équipe, un dynamisme favorisant la rencontre personnelle : échanges entre deux jeunes, mais aussi avec un animateur, un séminariste ou encore un prêtre. En tant que futur prêtre, les jeunes sont venus assez rapidement me questionner sur ma formation. Mais leurs interrogations étaient plus pertinentes sur la réponse que je donne à l'appel au sacerdoce. L’importance du témoignage compte beaucoup, je le confirme. Je retiens la nécessité de mettre des mots sur ce que l’on a vécu, sur ce que je crois et dans lequel je m’engage.

Une autre de mes prises de conscience était de réaliser qu’un fort nombre de jeunes voient dans le christianisme une philosophie de vie. […] J’ai vu la nécessité d’annoncer aux jeunes générations, et aux précédentes aussi, une catéchèse kérygmatique. L’annonce explicite et simple de Jésus-Christ, des évangiles et de la foi catholique est attendue. La jeunesse reçoit du monde trop peu de paroles porteuses d’espérance. Beaucoup n’ont pas de finalité dans leur vie.

Alors quelle joie d’entendre, au fil des jours de notre périple, les réflexions et les prières, les partages et les libérations chez la plupart d'entre eux. Certains remettaient en cause leur croyance. Ils sont rentrés chez eux par un autre chemin, fortifiés dans leur foi. Chez d’autres, on pouvait entendre leur décision à s’engager dans une vie chrétienne et à se donner aux autres. Et le plus beau fut de finir dans une grâce d’Adoration Eucharistique. Après une veillée pénitentielle où beaucoup se sont confessés, nous nous sommes relayés dans la joie pour prier toute une nuit devant le St Sacrement. Le camp se terminait. Nous reprenions le bus direction la France.

Raphaël, 2eme année, diocèse de Bordeaux et de la communauté de l’Emmanuel

Pèlerinage à l’île Madame







« Heureux les persécutés pour la justice,
car le Royaume des Cieux est à eux » Mt 5, 10


Les prêtres déportés sur les pontons de Rochefort

Quelques mois se sont passés depuis notre pèlerinage à l’Ile Madame, terre des prêtres martyrs. Qu’en reste-il pour nous ?

Non pas tant l’image d’une grande quantité de prêtres morts dans des conditions très hostiles, mais plutôt un témoignage : celui de leur charte avec ses neufs résolutions qu’ils vivaient pendant leur épreuve et après leur libération. Nous pouvons la résumer ainsi : 1° paix du cœur dans toutes les épreuves pour chercher toujours la volonté de Dieu, 2° tempérance des sentiments pour apprendre à vivre la croix avec courage, 3° détachement vis-à-vis des biens terrestres, 4° discrétion sur leur sort, et pardon donné à leur bourreaux, 5° sobriété de vie, pendant et après leur temps d’incarcération, 6° discrétion dans leur famille et refus de profiter de leur statut de victime, 7° silence imposé pour éviter la critique, respect de ceux « dont l’opinion religieuse serait différente de la leur », 8° ne pas se plaindre du dépouillement, mais « toujours content du simple nécessaire », 9° faire qu’un cœur et qu’une âme sans monter d’éloignement pour aucun des frères, avec zèle dans l’amour et la vie de prière.

Ces neuf résolutions peuvent nous interpeller, ces hommes les ont vécues dans des situations critiques, puis une fois libres, dans leur quotidien. Ces prêtres furent des témoins de l’Evangile. Personnellement je retiendrais la force du silence que s’imposèrent les rescapés de ce massacre, ce silence n’est pas oubli, il est humble pardon.

Jean-Marie
3° année du diocèse de Luçon et de la communauté de l’Emmanuel

Pour en savoir plus sur Les prêtres déportés
http://www.foi-et-contemplation.net/amis/pretres/pretres-deportes/

Plus significatives encore pour nous sont les neuf résolutions que prirent certains prêtres déportés des "Deux-Associés"

1. Ils ne se livreront point à des inquiétudes inutiles sur leur délivrance ; mais ils s'efforceront de mettre à profit le temps de leur détention, en méditant sur leurs années passées, en formant de saintes résolutions pour l'avenir afin de trouver dans la captivité de leur corps, la liberté de leur âme. Ils regarderont aussi comme un défaut de résignation à la volonté de Dieu, les moindres murmures, les plus légères impatiences, et surtout cette ardeur excessive à rechercher les nouvelles favorables, qui ne peuvent qu'introduire dans leur âme cet esprit de dissipation si contraire au recueillement continuel dans lequel ils doivent vivre, et cette soumission sans borne à la volonté de Dieu, qui doit leur ôter toute inquiétude sur l'avenir.

2. Si Dieu permet qu'ils recouvrent, en tout ou en partie, cette liberté après laquelle soupire la nature, ils éviteront de se livrer à une joie immodérée, lorsqu'ils en apprendront la nouvelle. En conservant une âme tranquille, ils montreront qu'ils ont supporté sans murmure la croix qui leur avait été imposée, et qu'ils se disposaient à la supporter plus longtemps encore, avec courage et en vrais chrétiens qui ne se laissent pas abattre par l'adversité.

3. S'il était question de leur rendre leurs effets, ils ne montreront aucune avidité à les réclamer ; mais ils feront avec modestie et dans l'exacte vérité la déclaration qui pourrait leur être demandée ; recevront, sans se plaindre, ce qui leur sera donné ; accoutumés, comme ils doivent l'être, à mépriser les biens de la terre et à se contenter de peu, à l'exemple des apôtres.

4. Ils ne satisferont point les curieux qu'ils pourraient rencontrer sur leur route ; ils ne répondront point aux vaines questions qu'ils leur feraient sur leur état passé ; ils leur laisseront entrevoir qu'ils ont supporté leurs peines avec patience, sans les leur raconter en détail, et sans montrer aucun ressentiment contre ceux qui en ont été les auteurs et les instruments.

5. Ils se comporteront avec la plus grande modération et la plus exacte sobriété dans les auberges ; ils se garderont bien de faire la comparaison, surtout devant des étrangers, des mets qu'on leur servira avec leur ancienne nourriture, et de paraître y mettre trop de jouissance : l'empressement pour la bonne chère deviendrait un grand sujet de scandale pour les fidèles qui s'attendent à retrouver dans les ministres de Jésus-Christ les imitateurs de sa pénitence.

6. Arrivés dans leur famille, ils ne montreront point trop d'empressement à raconter leurs peines ; n'en feront part qu'à leurs parents et amis, et encore avec beaucoup de prudence et de modération ; ils n'en parleront jamais en public et ne céderont point aux instances qu'on pourrait leur faire à cet égard. Ils observeront chez eux et chez les autres une égale frugalité, ne recherchant pas les repas, et s'y comportant, lorsqu'ils croiront devoir accepter les invitations qui leur seront faites, avec autant de modestie que de sobriété.

7. Ils se condamneront au silence le plus sévère et le plus absolu sur les défauts de leurs frères et les faiblesses dans lesquelles auraient pu les entraîner leur fâcheuse position, le mauvais état de leur santé et la longueur de leur peine ; ils conserveront la même charité à l'égard de tous ceux dont l'opinion religieuse serait différente de la leur ; ils éviteront tout sentiment d'aigreur ou d'animosité, se contentant de les plaindre intérieurement, et s'efforçant de les ramener à la voie de la vérité par leur douceur et leur modération.

8. Ils ne montreront aucun regret de la perte de leurs biens, aucun empressement à les recouvrer aucun ressentiment contre ceux qui les possèdent ; mais ils recevront sans murmure les secours que la nation pourra leur accorder pour leur subsistance, toujours contents du simple nécessaire, tant pour les vêtements que pour la nourriture.

9. Ils ne feront ensemble, dès à présent, qu'un cœur et qu'une âme, sans acception de personnes, et sans montrer d'éloignement pour aucun de leurs frères, sous quelque prétexte que ce soit. Ils ne se mêleront point de nouvelles politiques, se contentant de prier pour le bonheur de leur patrie et de se préparer eux-mêmes à une vie nouvelle, si Dieu permet qu'ils retournent dans leurs foyers, et à y devenir un sujet d'édification et des modèles de vertu pour les peuples, par leur éloignement du monde, leur application à la prière et leur amour pour le recueillement et la piété.

Extrait du livre cité plus bas : page 159 à 164
Achevée en 1992, la Positio, qui porte le protocole n° 358, a été immédiatement introduite auprès de la Congrégation romaine pour les Causes des Saints, qui a pris le relais de la Sacrée Congrégation des Rites, où elle doit être soumise à une double procédure, historique et théologique, du fait de l'ancienneté des événements concernés. Le document a été examiné par le congrès des historiens le 15 décembre 1992. Cette étape a donné lieu, comme il est normal, à un complément d'information à propos d'une minorité de dossiers. La réponse de la Sacrée Congrégation a été publiée à Rome, à la suite des votes - favorables - des consulteurs, qui eurent lieu le 6 mars 1993. La seconde étape pouvait débuter. L'examen de la Positio par le congrès des théologiens se déroula à Rome le 21 janvier 1994. Après cela, la Congrégation des Cardinaux se tint le 17 mai suivant. Enfin, le 2 juillet 1994, le pape Jean-Paul II signait le décret de béatification des 64 prêtres déportés retenus par la Postulation.

“Les Prêtres Déportés sur les Pontons de Rochefort”
Livre de 172 pages de l'Abbé Yves Blomme aux Éditions BORDESSOULES
ISBN 2-903504-64-4 de 1994

L'Abbé Yves Blomme, qui enseigne l'histoire de l'Église à l'Université Catholique de l'Ouest, à Angers, est le vice-postulateur de la cause des 64 prêtres qui ont été béatifiés en 1994 par le Pape Jean-Paul II.

VISITE DES PARENTS DES SÉMINARISTES DE LA MAISONNÉE


« Pratiquez l'hospitalité les uns envers les autres » 1 P 4, 9

Parents de séminaristes de la Communauté de l’Emmanuel, nous avons été invités pour le Week-end du 20-21 octobre à Bordeaux pour connaître leur milieu de vie, de travail et pour vivre ensemble un temps de convivialité.

Rendez-vous était fixé à 16h30 au presbytère de l’Eglise du Sacré Cœur où nous attendait l’accueil chaleureux des prêtres de la paroisse et des cinq séminaristes : Benoît, Jean-Paul, Raphaël, Jean-Marie et Pierre.

Après l’enseignement du Père Patrice Gaudin, responsable de la maisonnée des séminaristes de la Communauté, sur le rôle du prêtre diocésain et de l’Emmanuel et sur le nôtre en tant que parents des prêtres, nous avons eu une visite fort intéressante au séminaire Saint Joseph suivie d’un long temps libre parents séminaristes. Nous avons pu profiter alors la vue magnifique des quais illuminés (Bordeaux by night !)

Pour dormir, des familles de la paroisse nous ont accueillis très gentiment chez elles, et au matin, un petit-déjeuner gourmand nous attendait au presbytère, préparé par nos enfants.

Après avoir loué ensemble le Seigneur par les chants, nous avons participé à la messe paroissiale à 10h30. Nous avons été très touchés par cette messe vivante, très belle et particulièrement par la demande faite sur les marches de l’autel par de nombreux petits enfants, de vocations sacerdotales ; et par l’improvisation de nos séminaristes d’un sketch sur l’air « Les champs Elysées »… « Oh ! séminaristes… ! » Joie aussi d’un moment d’adoration devant le Saint Sacrement exposé, puis du lunch dans le jardin du presbytère préparé aussi par nos enfants.
Merci aux prêtres et aux séminaristes qui se sont mis en quatre pour nous recevoir au mieux, ainsi qu’aux familles qui nous ont si bien accueillis avec tant de gentillesse. Merci pour ce We si rempli, si riche de partages et si cela est possible… à l’an prochain !

Madame Parrat.

Portraits des deux nouveaux venus


« Venez à ma suite
et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes » Marc 1, 17

Je m’appelle Jean-Paul Granger. Je suis séminariste de la Communauté de l’Emmanuel pour le Diocèse de Bordeaux.
Je suis natif de Reignac, dans le secteur de Saint Ciers/Gironde dans le Nord Blayais. J’ai 23 ans, j’ai fais des études en comptabilité et gestion au lycée de Blaye d’abord et, je suis venu sur Bordeaux au Lycée Gustave Eiffel pour l’obtention d’un BTS dans ce secteur.
Durant ces deux années d’études sur Bordeaux, j’ai rencontré la Communauté de l’Emmanuel où j’ai participé au groupe de prière. Par ce biais et la participation à la messe quotidienne, j’ai aussi redécouvert l’Eucharistie mais surtout l’adoration qui m’a été une aide précieuse pour un dialogue intense entre Dieu et moi. Je peux dire que c’est par l’adoration et la lecture de la Parole de Dieu que j’ai pu entendre cet appel de Dieu à discerner sur ma vocation. Alors, l’année dernière, j’ai pris une année de discernement sur ma vocation avec la Communauté de l’Emmanuel duquel je suis membre aujourd’hui.

Je suis Benoît BOUTELEUX, séminariste du dernier cru (septembre 2007) pour le diocèse de Bordeaux et membre de la communauté de l’Emmanuel. J’ai 24 ans je suis originaire de Cognac et me voilà dans le pays du vin, après un passage de 5 ans dans le pays de la bière… La Belgique, m’a en effet accueilli pendant mes études de kinésithérapie que je viens d’achever en juin 2007. Ce pays que j’affectionne, en plus de m’avoir permis d’obtenir mon diplôme, fut le lieu de ma rencontre avec notre Seigneur et de mon début de cheminement à ses côtés. Suite à cette rencontre aussi bouleversante qu’inattendue, j’ai ressentie le besoin d’interrompre mes études et de me mettre un an à son écoute et à sa disposition. C’est là que je suis allé à Namur faire l’année propédeutique (discernement) que propose la communauté de l’Emmanuel. Année merveilleuse, pleine de grâces, où j’ai pu approfondir l’appel entendu et trouver la force d’y répondre. J’ai ensuite travaillé un an à l’hôpital pour obtenir mon diplôme, ce qui est chose faite ! Me voilà désormais à Bordeaux pour commencer ma formation en vue du sacerdoce … à la grâce de Dieu…

Nouvelles des stagiaires : CAMBODGE ET PEROU





« Allez donc, de toutes les nations faites des disciples » Mt 28, 19

A la fin de leur premier cycle (cycle de philosophie) Bruno et Jean-Vivien, séminaristes du diocèse de Bordeaux et Bazas ont choisi, en lien avec l’évêque et l’équipe des pères du séminaire, de partir en stage avant de débuter le second cycle de leur formation (cycle de théologie). Bruno est parti depuis la mi juillet pour un an au Cambodge. Il découvre la vie des khmers et voit de près comment est gérée la paroisse francophone de Phnom Penh. Il y découvre la langue (et tente de l’apprendre !)… les originalités des coutumes souvent marquées par le bouddhisme. Bruno touche de près des situations et un mode de vie qu’il nous est difficile de vraiment imaginer.

Jean-Vivien est quant à lui parti depuis moins longtemps (mois d’octobre) mais sa mission est plus longue puisqu’elle ne prendra fin qu’au bout de deux ans. Après quelques inquiétudes avant son départ (soucis administratifs…), il est bien arrivé à Lima au Pérou. Jean-Vivien s’acclimate aussi à une autre façon de vivre, à d’autres habitudes tout en restant très en lien avec l’Eglise de Gironde et Rome ! ! (cf son blog)

Bruno et Jean-Vivien nous tiennent au courant de leurs multiples péripéties sur leurs blogs (Bruno : http://cambodge2007.canalblog.com/ et Jean-Vivien http://jvperou2007.over-blog.com/ ) ; ils nous invitent vivement à prier pour eux et pour leur mission. Ils sont friands de nos nouvelles (bonnes ou mauvaises !) alors n’hésitez pas à leur laisser un mot, même très court.

André,
2° année du
diocèse de Limoges

POUR ECRIRE A JEAN-VIVIEN ET A BRUNO

Bruno MAUREL
Eglise catholique - BP 123 - Phnom Penh - CAMBODGE
brunomaurel33 (at) yahoo.fr

Jean-Vivien PAQUIER
PARROQUIA VIRGEN DE LA EVANGELIZACION - aptdo 018 - Zarate - LIMA 36 - PEROU -
00 51 1 386 21 51 - 51 1 386 21 51
jivi1 (at)hotmail.com

Plus d'infos sur :
http://jvperou2007.over-blog.com/

ou sur :

http://cambodge2007.canalblog.com/

La semaine diaconale au séminaire de Toulouse

« Il ne sied pas que nous délaissions la parole de Dieu
pour servir aux tables. » Ac 6, 2

Si les diacres du séminaire de Bordeaux sont envoyés au séminaire de Toulouse, on pourrait d’emblée dire que c’est parce qu’à Bordeaux nous ne sommes que trois et qu’il serait trop onéreux de mobiliser un corps professoral pour seulement trois élèves ; mais de cette pauvreté en effectif, naît-il une richesse ? Incontestablement et pour plusieurs raisons. Tout d’abord, nous nous retrouvons dans un collège de douze diacres, présents sur 10 diocèses différents et des diacres d’état de vie divers car cinq d’entre nous sont religieux. On comprendra donc que par la diversité, nous trouvons à la fois une richesse et une bouffée d’air. Ensuite, on ne se résigne pas à rester entre nous à Bordeaux mais on va au large pour dégager nos horizons. Il y a donc une véritable vie de groupe où le partage et la correction fraternelle s’opèrent dans une grande charité. Chaque mois, lorsque nous nous retrouvons, c’est toujours un moment de joie où s’échangent nos expériences nouvelles dans le ministère : c’est un lieu de soutien et de fraternité.

Florian, diacre du diocèse d’Angoulême

La journée désert



« Venez vous-mêmes à l'écart, dans un lieu désert,
et reposez-vous un peu. » Marc 5, 31

Une fois par trimestre, les séminaristes du premier et du second cycle sont invités à prendre une journée désert ; c’est un temps donné pour vivre une expérience spirituelle dans la prière silencieuse et dans la solitude. Cette journée peut se dérouler soit dans la nature, soit un monastère ou un couvent. La journée désert nous permet de nous détacher des personnes et des évènements et elle est également l’occasion d’une réelle conversion de cœur parce que nous ne devons pas choisir ce que nous avons à abandonner, nous devons nous décentrer. La conversion s’opère dans l’écoute du Seigneur, dans la prière silencieuse, fidèle et persévérante. Nous avons, pendant la journée désert, à nous laisser reprendre par Dieu pour être conduits au Christ, à sa vie, à son Evangile. La journée désert est aussi l’occasion de se poser cette question : - à quoi et à qui le Christ nous trouve t-il attaché aujourd’hui ?
Nous devons nous attacher à vérifier simplement notre vocation dans le quotidien mais aussi dans nos choix de vie plus fondamentaux.

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